ENTRETIEN :
Au hasard de mes vagabondages cybernétique, je suis tombé sur un entretien de Luc Charles- Dominique avec Stefan Herzka un fou de hautbois. J’en donne le lien à l’usage des esprits curieux insatiables d’« aubòïsseries »

J’ai épinglé deux passages « au hasard »… pour piquer l’intérêt du vrai amateur (cela dit sans exclusive aucune) :
[…] ma passion pour le hautbois ne s’apparente pas à de la curiosité, mais à un véritable intérêt. Au cours d’un de mes voyages en Sicile, nous avons voulu visiter des caves recouvertes de peintures. Le guide nous a obligés, pour cela, à passer la nuit sur place. Le lendemain, je lui ai demandé pourquoi il n’avait pas accepté de nous les montrer la veille. Il m’a dit qu’il y avait d’un côté les « curieux » et de l’autre les gens « intéressés ». Pour les curieux, il ne se déplaçait pas mais pour les gens intéressés, oui. Et pour mesurer l’intérêt des visiteurs, il les obligeait à passer une nuit sur place.[…]
[…] Il est important de montrer que le hautbois est un instrument commun à l’humanité. Qu’il a traversé le temps, depuis la haute Antiquité, et aussi l’espace car sa pratique est largement répandue à l’échelon du globe. Cela est totalement dans l’actualité de la globalisation que nous vivons. Il est important de constater que nous avons des choses en commun avec les peuples parfois les plus éloignés. Et que les grandes traditions du monde, l’asiatique, l’arabe, etc., sont au même niveau que la nôtre. C’est peut-être mon côté humaniste qui parle. Il faut systématiser l’échange et la découverte de l’Autre. C’est un enrichissement énorme. La musique peut être le protagoniste de ce mouvement. […]

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